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Les débuts de Page d’Écriture : le parrainage scolaire de 2003 à 2006

Dès 2002 Page d’Écriture permet, grâce à des parrains de scolariser 121 enfants dans 3 écoles publiques de Pondichéry (gérées par des religieuses): Saint-François, Saint-Sébastien et Saint-Mathias.
Le parrainage scolaire consist à prendre en charge les frais liés à la scolarité d’un enfant, afin de lui permettre d’étudier. En Inde, l’école publique est gratuite. Le gouvernement prend en charge le salaire des enseignants, le repas de midi, les manuels scolaire et les uniformes. Les parrains finançaient donc le trousseau scolaire indispensable à tout élève. Il s’agit des cahiers, stylos, crayons, règles, gommes….remis à l’enfant avant la rentrée en été. Pour les enfants orphelins, nous ajoutions une serviette, une brosse à dent, un savon. Dans le parrainage était également compris un vêtement remis plus tard à l’enfant en hiver, avec de nouveaux crayons, stylos, etc. Les frais engendrés par ces fournitures peuvent nous paraître dérisoires. Mais pour des familles devant compter chaque roupie pour manger et ne voyant pas toujours les avantages de l’instruction pour leurs enfants, ils constituent un frein à la scolarisation des enfants. Page d’Écriture tient également à soutenir le commerce local. Les fournitures scolaires étaient achetées dans un petit magasin de la ville les vêtements, confectionnés par un tailleur, individuellement pour chaque enfant. Les enfants parrainés viennent de familles très pauvres. Les pères sont, pour la plupart, ouvriers, pêcheurs ou chauffeurs de rickshaws (petit taxi). La majorité des mères ne travaillent pas, elles s’occupent des jeunes enfants. Celles qui travaillent sont ouvrières ou employées de maison. Il n’est pas rare, dans ces familles, que l’un des parents soit décédé ou malade, que le père ait abandonné sa femme, ou qu’il soit alcoolique. On peut donc comprendre que certains parents préfèrent mettre leurs enfants au travail plutôt que de les envoyer à l’école. L’école ne rapporte pas d’argent, mais au contraire engendre des frais (trousseau scolaire) souvent trop élevés pour les parents. Ainsi, les parrains, en finançant ce trousseau scolaire, permettent aux enfants d’aller à l’école et d’échapper aux dangers de la rue. Les parrains recevaient, après chaque mission (2 fois par ans) un dossier comprenant une photo et un dessin de leurs filleuls.

L’expérience de terrain de trois ans de Page d’Écriture, nous incite a donner une orientation nouvelle à notre action. L’intérêt du parrainage individuel pratiqué jusqu’alors était la mise en relation de l’enfant et du donateur. L’impossibilité de parrainer tout les enfants d’une classe a engendré des inégalités, voir des jalousies, même si les enfants choisi étaient sans conteste les plus défavorisés. De plus la gestion de ce types de parrainages est très lourd car les écoles ne possèdent pas de registre sérieux et nous n’avons donc aucun moyen de suivre un enfant qui a quitté l’école. C’est pourquoi nous préférons attribuer notre aide de manière plus large et plus pertinente, à des classes, des écoles. (Voir notre mission future « Mère et enfants, droit de l’homme et formation professionnelle ».)

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